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31.03.2024 à 13 H 38 • Mis à jour le 31.03.2024 à 13 H 38
Par
Algérie

« Bloc maghrébin » et Sahara : Tebboune fait les yeux doux au Maroc

Lors de sa dernière entrevue périodique avec la presse, le président algérien Abdelmadjid Tebboune est revenu le 30 mars sur la création du « bloc maghrébin » qu’il compte constituer avec la Tunisie, la Libye, voire de la Mauritanie qui demeure rétive à l’idée, mentionnant au passage le différend régional autour du Sahara.


Jusqu’ici, l’initiative algérienne excluait de facto le Maroc, mais face aux journalistes, Tebboune a tempéré ses propos à l’égard de Rabat : « En raison du vide actuel, en l’absence d’une action maghrébine commune », Alger a le souhait « d’organiser des rencontres maghrébines sans exclure aucune partie », a-t-il déclaré. Et de justifier que « cet espace soit une initiative bénéfique pour les pays de la région en rassemblant et en unifiant leurs voix sur les questions qui les concernent, d’autant plus que nous partageons quasiment les mêmes problématiques ». « Ce bloc n’est dirigé contre aucun autre État et la porte est ouverte aux pays de la région », a ajouté le président algérien, qualifiant d’« inacceptable » le fait « d’isoler qui que ce soit ».

 

Quant à la question du Sahara, le locataire de la Mouradia qui remet en jeu son fauteuil de président en septembre prochain, son règlement dans le cadre onusien « n’est pas dirigé contre nos frères au Maroc ou quiconque, mais il s’agit d’une question de décolonisation », a-t-il affirmé avant de glisser : « Si nous utilisons la raison au lieu de la menace et la force, nous parviendrons à une solution ».


La tempérance des propos de Tebboune sur les questions qui divisent le Maghreb intervient dans un contexte où l’Algérie a rétropédalé après sa dernière sortie contre le Maroc : parmi la fournée des diplomates récemment nommés par Alger dans ses chancelleries, deux consuls ont été désignés pour Casablanca et Oujda. Une première depuis 2021, date de la rupture unilatérale par l’Algérie de ses relations diplomatiques avec le Maroc.


Ce mouvement a suivi l’épisode cocasse des « biens algériens expropriés par Rabat ». Après avoir condamné cette décision du Maroc et menacé de réagir avec véhémence auprès des instances internationales, l’Algérie, par la voix de son ministre des Affaires étrangères, Ahmed Attaf, a finalement reconnu que le Royaume a pris une décision « décente », ajoutant que le « sujet était clos ». Cette volte-face n’a pas été expliquée par le pouvoir algérien, mais dans l’intervalle des correspondances consulaires fuitées à la presse par la diplomatie marocaine avaient révélé que la posture algérienne était totalement inappropriée.

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