S'abonner
Se connecter
logo du site ledesk
En continu
Les dernières informations en temps réel

Connectez-vous

Mot de passe oublié ?

Abonnez-vous !

Découvrez l'offre de lancement du Desk

60 DH
1 mois
Découvrir les offres
22.02.2024 à 15 H 16 • Mis à jour le 22.02.2024 à 19 H 22 • Temps de lecture : 4 minutes
Par
Conférence

Rabat: focus sur les mesures de résilience au stress hydrique entreprises par le Maroc

Le Royaume est actuellement doté d’importantes infrastructures hydrauliques, dont 153 grands barrages, 141 petits barrages et lacs collinaires, des milliers de forages et de puits pour l’exploitation des eaux souterraines et de 17 systèmes de transferts d’eau, notamment l’interconnexion des bassins de Sebou et de Bouregreg

Les mesures de résilience au stress hydrique entreprises par le Maroc ont été mises en avant, jeudi à l’Université Mohammed VI polytechnique (UM6P) de Rabat, lors des Master-classes de l’eau, placées sous le thème « Modèles et mécanismes de financement innovants ».


Les participants à cet évènement, initié par le Cabinet consensus public relations (CPR), ont également passé en revue les différentes orientations stratégiques adoptées par le Royaume pour assurer la durabilité de l’approvisionnement en eau, ainsi que les modèles et mécanismes de financement innovants en la matière.


S’exprimant à cette occasion, le ministre de l’Équipement et de l’Eau, Nizar Baraka, a rappelé le Royaume est actuellement doté d’importantes infrastructures hydrauliques, dont 153 grands barrages, 141 petits barrages et lacs collinaires, des milliers de forages et de puits pour l’exploitation des eaux souterraines et de 17 systèmes de transferts d’eau, notamment l’interconnexion des bassins de Sebou et de Bouregreg.


Hormis ces infrastructures mobilisant les ressources en eau conventionnelles, les efforts déployés ont permis la mobilisation de ressources en eau non conventionnelles à travers la réalisation de 15 stations de dessalement de l’eau de mer et 158 stations de traitement des eaux usées, a-t-il indiqué, ajoutant que ces infrastructures permettent la généralisation de l’approvisionnement en eau potable, l’accompagnement du développement industriel et touristique, l’irrigation de plus de 2 millions d’hectares irrigués et la production hydroélectrique avec une puissance installée de 2120 mégawatts ainsi que la protection contre les inondations.


Concernant le modèle de financement pour le secteur de l’eau au Maroc, Baraka a relevé qu’il s’agit d’un modèle durable, étant donné qu’il est diversifié et se base sur plusieurs sources de financement composées par le budget de l’Etat avec une coordination intersectorielle, les fonds nationaux et ceux des institutions multilatérales et bilatérales, les Agences de coopération et donneurs de fonds, les redevances du service de l’Eau, le financement du secteur privé et les fonds climat.


Le ministre a, par ailleurs, mis en exergue le rôle de la recherche-développement dans le secteur de l’eau, pour s’ingénier dans des solutions technico-financières mais aussi de développement durable assurant une meilleure résilience aux effets et impacts des changements climatiques, appelant l’ensemble des parties prenantes à investir de plus en plus dans des solutions intégrées, innovantes et adaptées aux spécificités du Maroc en échangeant sur les bonnes pratiques et les meilleurs projets de l’eau.


Pour sa part, la présidente du conseil de la région de Guelmim Oued-Noun, Mbaraka Bouaida, a plaidé pour des solutions intelligentes et innovantes, ainsi que davantage de coopération et d’efficacité en matière de financement de l’eau, au regard des enjeux grandioses et des attentes budgétivores dans ce secteur.


Elle a, dans ce sens, mis en avant le rôle des partenariats publics-privés en matière de financement de l’eau, lesquels ont démontré leur efficacité à l’échelle universelle en se présentant comme une alternative de financement avantageuse pour les collectivités territoriales.


Bouaida a également suggéré de penser à la création des sociétés d’économie mixte, sous forme de sociétés anonymes, de sociétés de développement régional, ou encore de participer à leur capital, en association avec une ou plusieurs personnes morales de droit public ou privé.


Elle a, en outre, appelé l’ensemble des acteurs concernés par ce secteur vital à mettre en place toute ingénierie financière leur permettant d’optimiser les instruments classiques déjà existants et s’ouvrir sur les opportunités qu’offrent les instruments innovants, que ce soit à travers les financements croisés en partenariat avec le secteur privé ou les financements via les marchés des capitaux.


De son côté, le directeur de l’institut international de recherche sur l’eau à l’UM6P, Azzedine El Midaoui, a estimé, dans une déclaration à la MAP, qu’il existe aujourd’hui plusieurs scénarios, possibilités et voies, en vue d’améliorer les modèles et les mécanismes de financement de l’eau conventionnelle ou non conventionnelle, ainsi que le dessalement de l’eau de mer et la réutilisation des eaux usées.


El Midaoui a aussi rappelé que le Maroc a entrepris de grandes réformes en relation avec le secteur de l’eau, ajoutant que le financement de ce secteur constitue un sujet d’actualité aux niveaux national et international.


Au programme de ces Master classes figurent une série de conférences axées, notamment sur « La place de l’eau dans l’agenda 2030 des objectifs de développement durable (ODD) », « Les leviers de transformation nécessaires à l’efficacité hydrique », « L’eau au coeur de l’investissement socialement responsable », ainsi que « Les opportunités et les défis de la formation financière adaptée au secteur de l’eau ».

©️ Copyright Pulse Media. Tous droits réservés.
Reproduction et diffusions interdites (photocopies, intranet, web, messageries, newsletters, outils de veille) sans autorisation écrite
Par
Revenir au direct